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Champs d’action

Citoyenneté

Parce que le citoyen ne surgit pas de nulle part à sa majorité, une citoyenneté active se prépare et les pouvoirs publics doivent s’engager dans cette voie, qui va bien au-delà du maintien des cours d’instruction civique dans le programme scolaire.

Concilier deux nécessités

Reconnaître la citoyenneté des jeunes, c’est concilier deux nécessités: celle de les protéger – sans pour autant les infantiliser – et celle de favoriser la conquête et la pratique de leur autonomie sociale, de leur donner les moyens d’acquérir les outils nécessaires au plein exercice de leur citoyenneté. C’est pourquoi la reconnaissance de la citoyenneté du jeune doit être formellement reconnue dans les travaux de la Constituante, comme cela a été effectué aux niveaux fédéral et international.

Des personnes différentes des adultes

Reconnaître la citoyenneté des jeunes, c’est les tenir pour des personnes différentes des adultes, mais cependant dotées individuellement et collectivement d’une légitime vision du monde et d’une capacité à s’exprimer, à agir et à participer à la vie sociale. C’est les considérer comme de réels interlocuteurs. On ne peut continuer à les tenir éloignés de tout processus de décision tout en pensant qu’ils et elles seront satisfaits de ce que l’on a très gentiment concocté pour eux. On ne peut continuer à proclamer que la jeunesse est l’avenir de la société tout en tenant cette jeunesse soigneusement en marge de toute prise réelle sur son présent. Les adultes de demain sont avant tout des jeunes d’aujourd’hui, face à leur avenir certes, mais bien ancrés dans leur présent sur lequel ils doivent pouvoir intervenir.

Des partenaires actifs

La citoyenneté plénière n’est accessible que progressivement. Elle suppose de nombreuses découvertes, expériences et acquisitions de la part des jeunes, et ceci n’est possible que s’ils sont considérés comme des partenaires actifs et non des consommateurs passifs. Trop souvent, tout le monde trouve normal que les jeunes soient des “usagers sans parole”. Ils doivent pouvoir participer à la définition de leur société, qui est celle dans laquelle on leur demande de s’intégrer.

L’autonomie, comme la liberté, se conquiert.
Devenir citoyen demande un effort volontaire qui doit être encouragé et soutenu.

Citoyenneté en Action

CEA est un projet du GLAJ-Vaud et de jaiunprojet.ch qui vise à inciter les jeunes à concevoir, développer et mettre en palce des projets en leur apprtant un soutien méthodologique et des liens avec le tissu associatif.

Participation

La participation est un droit de tous les jeunes, pas un luxe réservé à quelques privilégiés.

S’exprimer et codécider

La participation, qui s’applique à des domaines très différents, signifie avoir son mot à dire, faire en commun et codécider. Il existe toutefois une grande différence entre permettre à quelqu’un de s’exprimer et codécider.

Expérience et Apprentissage

La participation comprend également un incontournable processus d’expérience et d’apprentissage. Cela veut dire qu’elle doit être apprise et exercée. Idéalement, c’est par la codécision active que l’on apprend à participer et à s’exprimer. Les enfants et les jeunes peuvent ainsi réunir de précieuses expériences. Pour leur part, les adultes apprennent à accorder leur confiance aux facultés des enfants et des jeunes. Le succès d’une participation nécessite que les contacts entre enfants, jeunes et adultes se fassent d’égal à égal. La coopération des deux parties est nécessaire. Même si cela peut sembler simple, le défi est considérable!

Échelle de la participation

Le diagramme de l’échelle de participation est un élément de départ qui permet de réfléchir sur la participation des enfants aux divers projets. La métaphore de l’échelle est empruntée à un article consacré à la participation des adultes, à laquelle de nouvelles catégories ont été ajoutées.

Engagement

Nous soutenons les enfants, les adolescents et les jeunes adultes qui s’engagent à prendre des responsabilités dans la société.

Engagées volontairement et bénévolement

Les personnes engagées, volontairement et bénévolement, contribuent à l’épanouissement essentiel de notre société. Ceux qui se lancent dans des engagements utiles à la société dès leur jeunesse et qui jouissent tôt déjà d’une bonne reconnaissance pour leur contribution auront envie, à l’âge adulte, de poursuivre leur implication et d’assumer des responsabilités vis-à-vis de la société.

Lorsque les jeunes assument certaines fonctions dans des associations, lorsqu’ils peuvent réaliser leurs propres projets ou attirer l’attention sur des problèmes sociaux qui les préoccupent, ils agissent en faveur de la société mais développent aussi de précieuses compétences, utiles pour leur propre vie. Ils apprennent à assumer des responsabilités, ils s’exercent à travailler en équipe et à trouver des solutions créatives. Ils se confrontent à des opinions diverses et font l’apprentissage de la négociation et du compromis. Ces expériences ont une importance majeure pour les jeunes et pour leur développement personnel.

Engagement des jeunes dans les activités bénévoles et développement de compétences

L’IFFP a réalisé une recherche sur les apprentissages et les compétences développés par des jeunes de 16 à 25 ans dans le cadre d’activités bénévoles. Le présupposé de départ est que le bénévolat constitue une porte d’entrée privilégiée pour observer les apprentissages ainsi que le développement de compétences acquises informellement par des jeunes qui se mobilisent dans l’action. Ce qui nous paraît particulièrement intéressant dans ce contexte, c’est le fait que ce ne sont ni la rémunération ni les notes en formation qui constituent le moteur de l’engagement.

Action 72 Heures

Le plus grand projet bénévole de Suisse a lieu tous les 5 ans et est organisé par le CSAJ. Il a pour but de montrer que la jeunesse peut s’engager pour les autres avec persévérance, impovisation et esprit d’équipe !

Atouts-Jeunes

Atouts-jeunes est une campagne de sensibilisation et d’actions réalisée en 2014. Initiée par Bénévolat Vaud, le Centre Vaudois d’Aide à la Jeunesse (CVAJ) et le GLAJ-VD, elle a eu pour but de permettre aux jeunes vaudoises et vaudois âgés de 14 à 25 ans et engagés dans des activités bénévoles de voir leurs expériences reconnues afin de faciliter leur intégration sociale et professionnelle.

Congé jeunesse

Tou*tes les employé*es et apprenti*es de moins de 30 ans qui s’engagent bénévolement en faveur de la jeunesse ont droit à cinq jours de congé non-payés par année. Ce droit est fixé dans le code des obligations, article 329e.