La politique de soutien aux activités de jeunesse dans le canton de Vaud

 

Historique

 

Dès les années 90, le GLAJ-Vaud a oeuvré activement pour que l’Etat de Vaud reconnaisse l’utilité sociale des activités de jeunesse, instaure des mesures de soutien à leur encontre et encourage la participation des jeunes à la vie sociale et politique. Après des années de travail et de lobbying intenses, ponctuées d’attentes déçues et de sursauts d’espoir, le Grand Conseil vaudois a enfin adopté une loi visant à soutenir les activités de la jeunesse. Grâce à la mobilisation massive des acteurs du terrain et malgré des débats parlementaires parfois houleux, la Loi sur le soutien aux activités de la jeunesse, LSAJ, a été adoptée en avril et est entrée en vigueur en juillet 2010.

Le Conseil d'Etat avait été interpellé pour la première fois en 1996 par la motion Gottraux qui lui demandait de définir une politique d'aide aux organisations de jeunesse. Dans son rapport de l'année suivante, le Conseil d'Etat avait reconnu l'utilité des organisations de jeunesse. Plusieurs proposition avaient alors été faites pour créer un cadre légal pour le soutien, pour fonder une commission et pour attribuer 400'000.- de soutien. Ces propositions avaient été premièrement intégrées au projet de la LAJe (Loi sur l'aide à la jeunesse) avant que celui-ci ne soit scindé en 2003 en trois volets distincts: protection, accueil de jour et soutien aux activités de jeunesse. Dès lors, le travail de lobbying et l'implication du terrain ont permis d'aboutir à l'adoption de la LSAJ.

Les articles constitutionnels sur lesquels se basent la LSAJ

La Constitution vaudoise de 2003 tient compte à la fois des besoins des jeunes et de l'importance de la vie associative. La LSAJ se base sur 3 articles constitutionnels:

  • art. 62 : L’Etat et les communes tiennent compte des besoins et des intérêts particuliers des enfants et des jeunes en favorisant leurs activités culturelles, sportives et récréatives.
  • art. 70 : L’Etat et les communes prennent en considération le rôle de la vie associative et reconnaissent son importance. Ils peuvent accorder aux associations reconnues un soutien pour leurs activités d’intérêt général. Ils peuvent déléguer des tâches dans le cadre de contrats de partenariat. Ils facilitent le bénévolat et la formation des bénévoles.
  • art. 85 : L’Etat et les communes préparent les enfants et les jeunes à la citoyenneté en assurant leur formation civique et en favorisant diverses formes d’expériences participatives. L’Etat met en place une commission de jeunes.

 


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